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Lectrice, lecteur, je te prierais de bien vouloir accepter mes plus plates excuses pour avoir baillonné pendant 6 mois ce blog autrefois assez constant dans le bavaradage.
Tout d'abord, une envie d'écrire qui déclinait depuis quelques temps. Avec l'avènement du micro-blogging instantané sur Twitter et Facebook, plus besoin de passer 2 heures à rédiger un article
pour se regarder le nombril en public
140 caractères et un lien hypertexte suffisent désormais.
Alors oui, il demeure impossible de raconter un tournage en détail sur twitter.
Mais pour relayer une vidéo, un lien vers un site, publier une photo ou une vidéo, c'est largement suffisant.
La 2e raison, c'est que j'ai connu en ce début d'année un léger "coup de mou" côté boulot. Autant je continuais d'avancer sur "Lapse", autant c'était pas la fête du côté du travail rémunéré. J'ai
travaillé sur la prépa de 4 projets de pub durant le dernier trimestre 2011. Aucun de ces 4 projets n'a finalement vu le jour, faisant passer mon envue commerciale de 15K€ à... zéro Euro.
C'était mon premier trimestre à Zéro depuis que j'ai démarré mon activité.
90 jours sans gagner d'argent, c'est pas facile.
Le moral au fond d'une vieille paire de chaussettes trouées, je me suis même mis à consulter des offres d'emploi sur monster.fr.
Sans surprise, il n'y avait presque rien dans l'audiovisuel. J'ai donc élargi mes recherches et ai même fini par aller jeter un oeil sur les offres d'emploi dans l'informatique.
Les intitulés de poste m'ont tellement déprimé que j'ai rapidement refermé mon navigateur web.
Le constat était sans appel : je ne pouvais plus retourner dans l'informatique. Je préfère désormais n'importe quel job alimentaire au métier qui fut le mien pendant 8 années. Repartir sur un
autre "vrai" boulot me donnerait le sentiment d'avoir échoué. Je n'y suis pas prêt, et j'espère ne jamais l'être.
Je discutais il y a quelques mois avec une comédienne d'une quarantaine d'années dont la carrière commence à bien décoller au cinéma. Elle m'a dit un truc très simple : "la clé, c'est de ne
JAMAIS lâcher le morceau". C'est parfois plus facile à dire qu'à appliquer, mais ça doit pas être loin d'être vrai.
Tout ça nous amène à la 3e raison : je n'étais pas très motivé par l'idée de venir m'apitoyer sur mon sort sur ce blog. Si les blogs sont faits pour raconter sa vie, je n'ai jamais été un
grand fan du "grand déballage intime", et à fortiori lorsque le déballage en question revêt un caractère pseudo misérabiliste. Dans le jargon pokeristique, ça s'appelle "whine".
Et les gens qui whine, ça emmerde tout le monde.
Bref.
Janvier avait débuté depuis quelques jours, lorsque j'ai reçu un coup de téléphone d'un de mes amis, Clovis Libert. Clovis est le gérant d'une petite société de location de matériel de tournage
installée à Paris 12e, Puzzle Video.
J'ai connu Clovis il y a plusieurs années, lorsqu'il réalisait des court-métrages. Il a ensuite crée sa société et, par la force des choses, il a beaucoup moins tourné qu'il ne l'aurait
voulu.
Il me propose alors une collaboration qui relève d'un échange de bons procédés : je fais appel à lui et à son matériel pour mes projets professionnels, et en échange, il me met sur des projets
qu'on lui propose et qu'il ne peut assumer à cause de son magasin.
Et là, par une heureuse coïncidence, mon téléphone se remet à sonner. On me propose de faire une interview de John Malkovich, à l'occasion de la sortie de sa pièce de théâtre, "Les liaisons dangereuses" (que je vous recommande vivement). Nous faisons l'interview à 2, Clovis et moi, avec 2 boitiers 5D, un peu de
lumière et un micro HF. Les conditions de tournage ne sont pas optimales, nous n'avons que 10 minutes pour installer TOUT le setup, mais ça se passe plutôt pas mal.
Quel pied d'approcher une icône du cinéma international. Malkovich est une sorte de Sphinx à la fois mystérieux mais accessible (on a pu discuter quelques minutes avec lui à la fin de l'interview), qui s'exprime dans un français quasi parfait.
Quelques jours après, on me propose l'interview de Line Renaud, pour le Sidaction, que je réalise également avec Clovis, au 5D. On travaille cette fois ci avec un ingénieur du son, et ça
s'entend.
Clovis me propose ensuite de le remplacer sur un "coverage" vidéo d'un tournoi de poker en Alsace, un job sympa et plutôt bien payé pour 2 (grosses) journées de boulot.
Une semaine plus tard, un autre client m'appelle pour me proposer une série d'interviews, pour une entreprise. "Le problème", me dit-il, "c'est qu'on est sur du très low budget. On a que 1500€ de
budget par interview. Y'en aurait 10 à faire dans la journée."
- "donc le budget total est de 15 000€ pour la journée ?" je demande, candide.
- "Oui c'est ça. Dis moi si ça te semble jouable ou pas."
Là, j'enfile ma casquette de joueur de poker, laisse passer une petite seconde de "reflexion" et adopte un ton le plus neutre possible pour répondre :
- "ben écoute, étant donné le volume, je pense qu'on pourra y arriver. D'autant plus qu'on aura qu'une seule journée de location pour le matériel".
Mais intérieurement, je bous littéralement.
Une journée à 15K€... Mais what else ?
Par la suite, je n'aurais plus aucune nouvelle de ce projet, malheureusement...
Je crois partir sur orbite lorsqu'au mois de mars, on me propose une pub TV pour M6 Mobile. On n'est pas loin du montant à 5 chiffres pour le salaire du réalisateur. Miam Miam. On travaille
dessus pendant une semaine, la prod lance les repérages et le casting, puis soudain, tout tombe à l'eau. L'agence se fait taper sur les doigts : M6 souhaite travailler avec une prod interne à la
chaîne. Sur le coup, je suis carrément déprimé. Plusieurs mois de salaire viennent de me passer sous le nez en une seconde.
C'est pas facile à encaisser... Je tire la gueule.
3 semaines plus tard, je rirai jaune en voyant le résultat à la télévision. Vous savez, le spot avec Stéphane Plaza...
A la télé, l'image fait super vidéo entrelacée, c'est pas joli joli. Ça passe un peu mieux sur le net :
C'est toujours intéressant de voir ce que d'autres ont fait d'un projet sur lequel vous aviez planché. J'avais eu le temps de faire mon découpage. J'étais parti sur un truc "fin de monde" avec une quasi émeute sur le plateau TV, les techniciens courant comme des dératés comme pour échapper à des hordes de zombies. Les mecs se marchaient dessus, les accessoires volaient, y'avait de la casse, une caméra à l'épaule assez énervée, pas mal de shutter... Je sais pas si ça aurait été validé.
Par chance, mon téléphone continue de sonner. Une société de production avec laquelle je travaille régulièrement me propose une série de films corporate pour une chaîne de restaurants. Une
autre boite de prod avec laquelle je n'avais pas encore travaillé me propose 3 petits films publicitaires au Luxembourg, une 3e boite me branche sur un projet de pub pour 30 millions
d'amis.
2 projets sur les 3 aboutiront, c'est un bon ratio même si j'aurais préféré tout faire.
Le même mois, je me suis offert le luxe de refuser un projet d'adaptation en programme court TV d'une BD humoristique qui ne m'inspirait rien du tout. A part dans la pub où l'exercice est très
spécifique, je n'arrive toujours pas à pondre une note d'intention de réalisation lorsque je ne crois pas au projet.
Une note d'intention, ça doit suinter la motivation, ça doit sentir fort l'envie.
Dans le cas contraire, autant éviter de perdre son temps et, plus important, de faire perdre celui de nos interlocuteurs.
Aujourd'hui, je ne gagne pas encore des millions, mais je gagne de quoi payer mon loyer et élever mes enfants.
Je préférerais écrire ce billet depuis la terrasse de ma résidence secondaire située dans l'Upper West Side à Manhattan, mais l'essentiel est là.
Ça redonne un peu de sérénité pour continuer à entretenir, en parallèle, des projets plus personnels.
En parlant de projets personnels, j'ai eu la chance d'aller passer quelques jours à Cannes, pendant le festival. J'avais inscrit une version non étalonnée de "Lapse" au Short Film Corner, ce qui
m'avait permis d'obtenir le précieux sésame des festivaliers : une accréditation.
J'en ai profité pour visionner tous les courts métrages en compétition officielle. Beaucoup d'excellents courts, quelques coups de coeur : "Mi Santa Mirada" de Alvaro Aponte Centeno, dont la
réalisation transcende complètement une intrigue de petites frappes porto-ricaines qui aurait pu rester banale. De la grande mise en scène.
et "Chef de Meute", de Chloé Robichaud, particulièrement drôle et bien interprété. Ce qui frappe dans ce film, c'est tout d'abord les directions de jeu. Pour moi, on est dans une comédie. Et à la
différence de beaucoup trop de comédies qui semblent dire à chaque instant "ohé, je suis une comédie !!", ici les acteurs sont sobres et ça apporte énormément aux passages de comédie
pure.
La 2e chose, c'est l'aspect très posé de la réalisation. Beaucoup de plans fixes, qui durent au delà du raisonnable selon les critères en vigueur dans le cinéma grand public moderne. Et parfois,
ça fait du bien.
J'avais quelques vélléités de faire durer les plans dans "Lapse", j'ai été confronté au problème de la durée totale du film (+ de 20mn mine de rien) et ai parfois dû couper là où j'aurais
souhaité faire durer un peu.
Et le 3e point fort du film, c'est qu'il réussit à créer une private joke, imparable running gag qui conciliera tous ceux qui verront le film.
"BAH !"
Une interview de Chloé Robichaud, la réalisatrice (et "claquette de fin" !)
J'ai également été frappé par "Nightshift", court-métrage Néo-zelandais tellement triste et tellement plombant, que j'ai du revisionner "Chef de Meute" juste après pour retrouver le sourire. Je ne cesse de m'interroger sur l'intérêt, pour un réalisateur, de mettre en scène une histoire aussi plombante, sans dénoncer quoi que ce soit. Autant j'accepte complètement qu'un film comme "Le Pianiste" soit plombant vu son sujet, autant là, j'ai plus de difficultés à comprendre. J'ai un peu l'impression de "passer à côté"...
J'ai également visionné "Silent" le court qui a remporté la palme d'or. Hormis une scène fantastique où une femme rend visite à son mari emprisonné, et où elle n'est pas autorisée à parler (c'est dingue toutes les subtilités émotionnelles que les deux acteurs arrivent à communiquer sans parole dans cette scène), je suis resté un tantinet hermétique au reste du film.
A la différence de mon 1er séjour à Cannes en 2007 où j'avais fait davantage du tourisme qu'autre chose, je me suis cette année intéressé au fonctionnement du festival. J'ai essayé de comprendre un peu mieux le marché du film, les interactions entre les gens, les "astuces" pour accéder aux projections des films en compétition, faire du networking, assister aux différents workshop sans se faire systématiquement refouler, et plus simplement, échanger avec d'autres festivaliers et en tirer certains enseignements.
J'ai aussi participé aux petits déjeuners avec les acheteurs/distributeurs de courts. C'est très particulier. Ça ressemble à du speed dating. Chaque acheteur/distributeur est assis à une table,
il est entouré de réalisateurs. chaque réalisateur pitche son court en quelques minutes, donne un DVD, un flyer, une carte postale, etc...
Sur le coup, ça ressemble à une vraie opportunité, mais au bout du compte, chaque acheteur repart avec 55 DVD et 150 flyers. A moins de présenter un court oscarisé ou un film à concept, on a
toutes les chances d'être noyé dans la masse. J'ai donc préféré prendre les contacts des personnes dans le but de leur envoyer un lien privé dès que le film sera terminé.
Cet atelier est néanmoins très intéressant dans le sens où il s'en dégage une vraie énergie positive. Les acheteurs sont contents d'être à Cannes, et les réalisateurs dégagent une énergie
communicative pour la plupart d'entre eux.
C'est fou le coup de boost que j'ai pris.
Etre entouré de gens excités d'être là, désireux de monter des projets, ambitieux, obnubilés par l'envie de réaliser / produire des films, ça permet de remettre les chose dans la bonne
perspective.
J'ai également constaté que mon réseau était beaucoup plus étendu que je ne l'imaginais. Les 2 premiers jours, impossible d'arpenter la croisette sans rencontrer une tête connue et m'arrêter pour discuter.
J'ai croisé, en vras et dans le désordre, mon ami Bruno Detante le fondateur de Neokino, le réalisateur Guillaume Pierret, son inséparable acolyte Rémi Leautier, accompagnés de leurs
sympathiques producteurs de Heska Productions, la Buffalo Corp, Guillaume Tauveron (trop brièvement, hélas), l'ancien Big Boss de feu les Filmistes associés Jérémy Halkin, le talentueux Julien
Mokrani, la réalisatrice Sophie Galibert, Mickaël Cohen, Yann Danh dont j'ai bien aimé le dernier court métrage "A tout prix", l'ex filmiste Bertrand Deve a.k.a. Frod de Frog & Rosbif,
Matthieu Sauer, le chef op' de Adrenaline, Emmanuel Pampuri, Big Boss des Machineurs grâce à qui j'ai pu tâter en avant première intergalactique la future Bolex D16.
Thomas Garret, chef op' de "Cluedo Privé", qui avait fait le déplacement depuis New York, Les
Airnadette, Julien Jaunet le directeur photo de "Lapse", Davy et Yoann Bernagoult, deux musiciens de talent qui enchainent les prix de la meilleure musique tous les ans au 48h Film Project
Parisien, Xavier Gens, en développement d'un prochain projet de long métrage, mon pote réalisateur-comédien Pascal Jaubert, Olivier Serrano, ami réalisateur, Jan Belletti jeune
producteur-réalisateur parisien, Grayson Wolfe, l'un des deux scénaristes de "Lapse" qui avait fait le déplacement depuis sa Virginie Occidentale, Benoit Boyer, réalisateur de ma sphère Facebook,
ainsi que le talentueux réalisateur Jean-Luc Herbulot dans le TGV aller, j'espère n'avoir oublié personne !
Après avoir raté Ryan Gosling alors que j'étais passé à 1 mètre de lui (le bad beat de la semaine), j'avais décidé de scruter le visage des gens lorsque j'arpentais la Croisette., pour ne plus
rater personne. Après avoir laissé les copains partir à l'assaut de la nuit Cannoise et de ses open bars, alors que je rentrais à l'appart' sous la pluie aux alentours d'une heure du matin,
quelle ne fut pas ma surprise de me faire arrêter sur le trottoir par un "Excusez moi, vous ne seriez pas Gilles Guerraz par hasard ?".
Qu'il est surprenant d'être reconnu alors qu'on était précisément en train de chercher à reconnaitre un visage connu.
Le jeune homme, fort sympathique, se présente comme un lecteur régulier de ce blog, photographe de profession. Par la suite, les jours suivants, 2 autres lecteurs me reconnaitront.
Ayé, je peux frimer sur le mode : "se faire reconnaitre sur la Croisette à 1h du mat', check" et mourir tranquille. J'ai eu mon quart d'heure de célébrité Cannoise.
Ces rencontres m'ont également donné envie de réanimer ce blog.
Du coté des autres bonnes nouvelles, j'ai été alpagué dans le train, alors que je faisais un peu de montage sur mon laptop. Mon interlocuteur me pose 2-3 questions techniques ("non, on peut
monter des rushes de RED 4K sur un portable ?") puis me demande ce que je fais.
Quand je réponds "réalisateur", il me dit "Ah ça, ça m'intéresse !".
Il se présente comme un producteur, ayant travaillé "dans l'ombre" pendant quelques années et qui vient de créer sa structure de production de longs métrages. Direct, il me demande de lui montrer
ce que je fais. Je balance ma bande démo, je sens que c'est pas ce qu'il a envie de voir. Il veut voir de la fiction.
"OK, je vous montre mon dernier court" lui dis-je en lui tendant un iPad sur lequel j'ai eu la bonne idée de copier une version non étalonnée de "Lapse".
Je lui passe un casque audio et il commence le visionnage.
Commencent alors les 21 minutes les plus longues du trajet. J'essaye d'avoir l'air déciontracté en continuant à bidouiller sur mon portable, mais en vérité, je trépigne d'une impatience
anxieuse.
Je n'ai plus aucun recul objectif sur "Lapse".
Sincèrement.
Je suis incapable de dire si c'est bien ou pas, si c'est pas mal, pas terrible ou un peu mieux.
Du coup, je ne sais pas trop quoi attendre de l'avis du producteur.
Une fois le visionnage terminé, il se lève et s'approche de moi. Comme il ne parle pas tout de suite, je m'attends à ce qu'il me rende l'iPad en disant un truc genre "non, c'est pas ce que je
recherche".
Au lieu de ça, il est dythirambique.
Il dit avoir adoré la réalisation, le montage, la bande son, le jeu... et me demande à voir autre chose. OK, je lui montre Prebloc.
8 minutes plus tard, il revient tout excité.
Pour vous la faire courte (car le monsieur n'était pas avare de compliments), il est très enthousiaste, me dit qu'il faut qu'on travaille ensemble, qu'il a des scénarios de longs-métrages à me
faire lire, etc...
Depuis mon aventure américaine avec le producteur qui nous avait dit à Vincent Londez et à moi : "J'adore ce que vous faites les gars, venez vous installer à Los Angeles", j'ai appris à être un
peu plus circonspect face à un enthousiasme qu'on pourrait qualifier de légèrement excessif à l'encontre de mon travail.
Sans se dévaloriser, je crois qu' il est louable de savoir évaluer son propre travail avec lucidité et objectivité.
N'ayant pas la conviction d'être exactement le nouveau Christopher Nolan / Darren Aronofsky / Nicolas Winding Refn (rayez la mention inutile), je suis toujours un peu sceptique / mal à l'aise
lorsque je tombe sur quelqu'un qui encense mes films de manière hyper enthousiaste.
Je sais pas si j'ai raison ou tort, mais bon voilà. C'est comme ça.
Toujours est-il que l'avalanche de compliments m'a rendu suspicieux, et que dès que mon interlocuteur eut terminé, j'ai sorti mon téléphone pour le "Gougueuliser". Je n'ai malheureusement rien
trouvé sur lui. Il faut dire qu'il semble avoir beaucoup d'homonymes, ce qui n'arrange rien.
Bref, on a prévu de se revoir sur Paris, wait and see...
Tout ça me donne envie de boucler "Lapse" le + rapidement possible. Malheureusement, l'étalonnage est compliqué. Déjà, ça prend du temps (le film recèle de beaucoup de lieux et d'ambiances
lumineuses différents) et en plus, l'étalonneur est extrêmement sollicité. Son emploi du temps déborde. J'espère enfin boucler en juin.
En parallèle, je développe plusieurs projets de long métrages. J'ai enfin compris qu'il fallait multiplier les projets pour optimiser les chances de faire aboutir l'un d'entre eux.
"Long est le chemin vers la compréhension"
Je vous en reparle prochainement.
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